Passer au contenu principal

Foire aux questions

Nous répondons à toutes vos questions concernant l’occlusodontie

Non. Dans notre approche d’occlusodontie, les aligneurs Invisalign ne sont pas utilisés uniquement dans un objectif esthétique ou d’alignement dentaire. Ils constituent également un outil thérapeutique permettant de modifier progressivement les contacts dentaires et le positionnement de la mâchoire afin de retrouver un meilleur équilibre fonctionnel.

Une mauvaise répartition des contacts dentaires peut entraîner des compensations musculaires et articulaires. Ces déséquilibres peuvent favoriser l’apparition de tensions musculaires, de douleurs de l’articulation temporo-mandibulaire (ATM), de craquements, de limitations d’ouverture buccale ou encore de certaines douleurs cervicales et céphalées.

En modifiant progressivement l’occlusion et les rapports entre les dents, les aligneurs permettent d’accompagner un repositionnement fonctionnel de la mandibule. L’objectif est d’obtenir une meilleure répartition des contraintes mécaniques et un équilibre musculaire plus harmonieux.

Dans certaines situations, les aligneurs peuvent être utilisés comme des orthèses occlusales numérisées évolutives. Ils permettent d’accompagner les modifications occlusales de façon progressive et personnalisée tout au long du traitement.

Teethan est un électromyographe de surface utilisé pour analyser l’activité des muscles masticateurs. Cet examen permet d’évaluer objectivement l’équilibre musculaire de chaque côté de la mâchoire et d’aider au suivi du traitement.

L’association de la planification numérique Invisalign et des mesures électromyographiques Teethan permet d’analyser les déséquilibres fonctionnels, de suivre leur évolution et d’adapter le traitement en fonction des réponses musculaires observées.

Non. Elle peut également concerner les patients présentant des déséquilibres occlusaux, du bruxisme, des tensions musculaires chroniques ou souhaitant améliorer la stabilité fonctionnelle de leur occlusion dans le cadre d’un traitement global.

Comprendre l’occlusodontie

L’occlusodontie est la branche de la dentisterie qui étudie la façon dont les dents du haut et du bas entrent en contact, et les conséquences de ces contacts sur les articulations de la mâchoire et sur les muscles. Elle s’intéresse à l’équilibre de l’ensemble, et pas seulement à l’état de chaque dent prise isolément.

L’occlusion désigne la manière dont vos dents se rencontrent quand vous fermez la bouche, mastiquez ou déglutissez. Une occlusion équilibrée répartit les forces sur l’ensemble des dents. Lorsqu’un contact arrive trop tôt ou supporte trop de charge, les muscles compensent, et cette compensation peut devenir source de tensions.

Un occlusodontiste est un chirurgien-dentiste qui a suivi une formation complémentaire consacrée aux troubles de l’occlusion et de l’articulation de la mâchoire. Le dentiste traite avant tout les dents ; l’occlusodontiste s’intéresse en plus au fonctionnement des articulations et des muscles qui les mobilisent.

L’orthodontiste déplace les dents pour corriger leur position et l’alignement des arcades. L’occlusodontiste s’intéresse au fonctionnement de la mâchoire : contacts dentaires, articulations, muscles. Les deux approches se rejoignent souvent, puisque déplacer des dents modifie nécessairement l’occlusion. Cette différence est détaillée dans notre article dédié.

Non. En France, l’occlusodontie n’est pas une spécialité ordinale, contrairement à l’orthopédie dento-faciale, à la chirurgie orale ou à la médecine bucco-dentaire. C’est un domaine d’expertise que les chirurgiens-dentistes acquièrent par des formations post-universitaires. Il est donc plus utile de s’intéresser au parcours de formation du praticien qu’à un titre.

Un chirurgien-dentiste formé à l’occlusodontie est généralement le premier interlocuteur : il examine les dents, les articulations et les muscles au cours d’une même consultation. Selon ce qu’il constate, il peut vous orienter vers un kinésithérapeute, un médecin ORL ou votre médecin traitant.

L’ATM est l’articulation qui relie la mâchoire inférieure au crâne, juste devant chaque oreille. Vous en avez deux, et elles fonctionnent toujours ensemble. Ce sont parmi les articulations les plus sollicitées du corps : elles bougent à chaque parole, chaque déglutition et chaque repas.

On regroupe sous ce terme les douleurs et les gênes touchant l’articulation de la mâchoire et les muscles qui la mobilisent : douleur devant l’oreille, difficulté à ouvrir grand, bruits articulaires, fatigue à la mastication. On parle aussi de dysfonctionnement de l’appareil manducateur.

Symptômes : quand faut-il consulter ?

Le craquement provient le plus souvent du disque articulaire, un petit amortisseur situé entre les deux os de l’articulation. Lorsqu’il n’est plus parfaitement positionné, il se replace avec un bruit au moment de l’ouverture. C’est fréquent, et pas nécessairement inquiétant en soi.

Pas forcément. Un craquement isolé, indolore et stable dans le temps ne justifie pas toujours un traitement. Il mérite en revanche un avis s’il s’accompagne de douleur, s’il se transforme en accrochage ou en blocage, s’il s’aggrave, ou s’il devient gênant au quotidien.

Un blocage qui empêche d’ouvrir ou de fermer la bouche justifie un avis rapide. En attendant la consultation, évitez de forcer, privilégiez une alimentation molle et limitez les grandes ouvertures : bâillements, chewing-gum, aliments à croquer. Plus la prise en charge est précoce, plus les gestes restent simples.

Une douleur présente dès le réveil oriente souvent vers une activité musculaire nocturne : serrement ou grincement des dents pendant le sommeil. Les muscles ont travaillé une partie de la nuit sans que vous en ayez conscience. C’est l’un des motifs de consultation les plus fréquents en occlusodontie.

Douleur devant l’oreille ou dans les joues, difficulté ou douleur à ouvrir la bouche, bruits articulaires gênants, réveils mâchoires serrées, usure visible des dents, maux de tête matinaux répétés. Un seul de ces signes, s’il s’installe dans la durée, suffit à justifier un examen.

Les muscles qui ferment la mâchoire s’insèrent sur les tempes. Contractés de façon prolongée, ils peuvent participer à des céphalées dites de tension, typiquement en fin de nuit ou en fin de journée. Cela n’exclut pas d’autres causes de maux de tête, qu’un médecin doit rechercher.

Les muscles de la mâchoire et ceux de la nuque travaillent de façon coordonnée, et des tensions de l’un peuvent accompagner des tensions de l’autre. Ce lien est observé en pratique clinique, mais son ampleur reste débattue dans la littérature scientifique. L’examen permet de faire la part des choses.

L’oreille et l’articulation de la mâchoire sont voisines, et certains patients rapportent une variation de leurs acouphènes selon la position de leur mâchoire. Ce lien est décrit, mais il n’est ni systématique ni établi comme causal. Un bilan ORL reste indispensable avant d’envisager une prise en charge occlusale.

Peut-être. Une usure rapide, des bords qui s’aplatissent, des fêlures ou des restaurations qui cassent régulièrement évoquent des forces excessives ou mal réparties. Une usure liée à l’âge est normale : ce sont son rythme et sa localisation qui alertent. L’examen cherche l’origine avant de reconstruire.

Des douleurs de la face sans origine dentaire identifiée méritent un examen des articulations et des muscles de la mâchoire, une piste souvent négligée. D’autres causes, notamment neurologiques ou ORL, doivent être recherchées en parallèle : le bilan occlusal ne les remplace pas.

Le bruxisme

Le bruxisme est une activité involontaire des muscles de la mâchoire qui conduit à serrer ou à grincer des dents. Il peut survenir la nuit, pendant le sommeil, ou le jour, souvent sous forme de serrement silencieux. Il n’est pas considéré comme une maladie en soi, mais il peut avoir des conséquences.

Plusieurs indices : réveils avec les mâchoires fatiguées ou douloureuses, maux de tête matinaux, dents sensibles au froid, bords des dents qui s’aplatissent, joues marquées à l’intérieur, ou un proche qui entend des grincements. L’examen des dents confirme souvent ce que la personne ne perçoit pas.

Les causes sont multiples et rarement uniques. Sont impliqués le stress et l’anxiété, la qualité du sommeil, certains médicaments, la consommation de tabac, d’alcool ou de caféine, et parfois des facteurs liés à l’occlusion. La part de chacun varie beaucoup d’une personne à l’autre.

Oui, c’est l’une des situations les plus courantes. Une activité musculaire intense et répétée sollicite fortement les articulations et fatigue les muscles, ce qui peut se traduire par des douleurs, une raideur au réveil ou une gêne à la mastication. Tous les bruxeurs ne développent pas pour autant de douleurs.

Usure accélérée des surfaces, aplatissement des bords, fêlures de l’émail, sensibilité au chaud et au froid, descellements de couronnes ou fractures de restaurations. Les conséquences s’installent progressivement, souvent sur plusieurs années, ce qui les rend faciles à ignorer au début.

Le stress est un facteur reconnu, mais il n’explique pas tout : des personnes très stressées ne bruxent pas, et l’inverse est vrai aussi. Le sommeil, certaines substances et des facteurs individuels interviennent également. Agir uniquement sur le stress suffit rarement.

On parle plutôt de gestion que de guérison. L’objectif est de réduire les conséquences sur les dents, les muscles et les articulations, et d’agir sur les facteurs favorisants identifiés. Une gouttière protège les dents, mais ne supprime pas l’activité musculaire elle-même.

Le diagnostic et les examens

Le bilan associe un entretien sur vos symptômes et vos habitudes, un examen des dents et de leurs contacts, la palpation des muscles de la mâchoire et du cou, et l’étude des mouvements d’ouverture et de fermeture. Des examens complémentaires peuvent s’y ajouter selon ce qui est constaté.

La durée est indiquée au moment de la prise de rendez-vous. Comptez un temps plus long qu’un contrôle dentaire classique : l’examen comprend l’analyse des contacts dentaires, la palpation musculaire et l’étude des mouvements de la mâchoire, auxquelles s’ajoute le temps d’explication.

Non. Le bilan repose sur l’observation, la palpation et des mouvements de la mâchoire. La palpation peut réveiller une sensibilité sur les muscles déjà douloureux — c’est précisément une information utile — mais l’examen n’a rien d’une intervention et ne nécessite aucune anesthésie.

Teethan est un dispositif d’électromyographie de surface : des capteurs posés sur la peau enregistrent l’activité des muscles temporaux et masséters pendant que vous serrez les dents. Il en résulte des indices chiffrés décrivant la symétrie et l’équilibre du travail musculaire entre le côté droit et le côté gauche.

Des capteurs adhésifs sont placés sur les joues et les tempes, puis vous serrez les dents pendant quelques secondes, à plusieurs reprises. Il n’y a ni piqûre, ni rayonnement, ni douleur. Les résultats sont disponibles immédiatement et peuvent être comparés d’une séance à l’autre.

Teethan mesure l’activité électrique de certains muscles de la mastication et son équilibre. Il ne mesure ni la douleur, ni l’état du disque articulaire, ni la présence d’une lésion, et il ne pose pas de diagnostic à lui seul. C’est un élément objectif parmi d’autres, qui s’interprète avec l’examen clinique.

Pas systématiquement. L’imagerie est demandée lorsqu’elle change quelque chose à la prise en charge : suspicion de lésion articulaire, bilan dentaire préalable à un traitement, ou évolution inhabituelle. Le principe est de ne réaliser que les examens qui apportent une information utile.

C’est un scanner qui réalise une empreinte numérique en trois dimensions de vos arcades, sans pâte à empreinte. Il sert à planifier certains traitements, notamment les aligneurs, et permet de comparer les empreintes dans le temps pour suivre objectivement l’évolution de l’usure des dents.

Les traitements

C’est un appareil amovible en résine, réalisé sur mesure, qui se place sur une arcade dentaire. Elle sépare les dents du haut et du bas, protège l’émail des forces de serrement et modifie la façon dont les muscles travaillent. Sa forme et son épaisseur dépendent de l’objectif recherché.

Cela dépend de l’objectif : protéger les dents, soulager des muscles douloureux ou décharger une articulation ne demandent pas la même durée. Le port est réévalué lors des rendez-vous de contrôle, et la gouttière est réglée au fil du traitement. Une gouttière ne se porte pas indéfiniment sans suivi.

Le plus souvent oui, car l’activité de serrement nocturne est celle que l’on ne contrôle pas. Dans certaines situations douloureuses, un port diurne partiel peut être proposé temporairement. C’est le praticien qui adapte les consignes à votre situation, pas un usage standard.

Non, pas à elle seule. Une gouttière modifie les contacts de façon réversible tant qu’elle est portée : elle soulage et protège, mais ne déplace pas les dents. Si un déséquilibre durable est identifié, une correction de l’occlusion peut être envisagée dans un second temps.

Les prises en charge sont graduées : conseils sur les habitudes et l’alimentation, exercices et auto-rééducation, gouttière, rééducation avec un kinésithérapeute, puis, si nécessaire, correction de l’occlusion. On commence par les options les plus simples et les plus réversibles.

Pas systématiquement, et jamais en première intention. Un meulage est irréversible : il n’est envisagé qu’après un bilan complet, souvent après une phase de gouttière qui a permis de vérifier l’hypothèse. De nombreuses situations s’améliorent sans y recourir.

Cela varie considérablement selon l’ancienneté des symptômes, leur origine et le traitement retenu. Certaines gênes récentes s’améliorent en quelques semaines ; des situations installées depuis des années demandent un suivi plus long. Le rythme des rendez-vous est défini au début de la prise en charge.

Oui, c’est possible. Les troubles de l’appareil manducateur évoluent souvent par périodes, et des facteurs comme le stress, le sommeil ou une période de surcharge peuvent réactiver des symptômes. Un suivi permet de repérer ces reprises tôt et d’ajuster la prise en charge.

Ces approches sont complémentaires plutôt que concurrentes. La kinésithérapie maxillo-faciale a une place reconnue dans la rééducation. Un traitement médicamenteux peut soulager une phase aiguë, sur prescription. Aucune de ces options ne dispense d’identifier ce qui entretient le trouble, ce qui reste l’objet du bilan occlusal.

Consultation, cabinet et aspects pratiques

En ligne sur Doctolib, à toute heure, ou par téléphone au 01 42 89 42 12 pendant les horaires d’ouverture du cabinet. La prise de rendez-vous en ligne permet de voir directement les créneaux disponibles et de recevoir un rappel avant la consultation.

Le cabinet du Dr Nadia Medina est situé au 77 avenue des Champs-Élysées, dans le 8e arrondissement de Paris. Accès par le métro ligne 1 station George V, la ligne 9 station Franklin D. Roosevelt, ou le RER A station Charles de Gaulle — Étoile.

Le cabinet est ouvert du lundi au jeudi de 9h15 à 19h30, et le vendredi de 9h15 à 15h00. Il est fermé le samedi et le dimanche. Les créneaux réellement disponibles sont visibles en permanence sur Doctolib.

Non. Vous pouvez prendre rendez-vous directement, sans courrier ni prescription préalable. Si vous avez déjà consulté d’autres praticiens pour ces symptômes, apporter leurs comptes rendus fait gagner du temps et évite de répéter des examens.

La prise en charge dépend de la nature des soins et de votre contrat de complémentaire santé : certains actes relèvent de la nomenclature de l’Assurance Maladie, d’autres non. Un devis détaillé, mentionnant la base de remboursement, vous est remis avant tout traitement.

Une mâchoire bloquée ou une douleur aiguë justifie d’appeler le cabinet : le secrétariat évalue le degré d’urgence et propose la solution la plus rapide. En dehors des heures d’ouverture, adressez-vous au service d’urgence dentaire ou au 15 en cas de situation grave.

Oui. Des habitudes comme le serrement, la respiration buccale ou une mastication asymétrique peuvent s’installer tôt, et certains signes se repèrent dès l’adolescence. La prise en charge est alors le plus souvent simple, préventive, et coordonnée si besoin avec un orthodontiste.

Vos radiographies récentes si vous en avez, les comptes rendus des praticiens déjà consultés, la liste de vos traitements en cours, et votre gouttière actuelle si vous en portez une. Notez aussi quand vos symptômes apparaissent dans la journée : c’est une information précieuse.

PRENDRE RDV